Voici l'article du journal Le Monde consacré au passage de Dominique de Villepin dans l'émission Ripostes :
"Invité de l'émission "Ripostes", dimanche 19 novembre sur France 5, le premier ministre Dominique de Villepin est revenu sur la préparation à l'UMP de l'élection présidentielle de 2007, estimant que "nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille" politique. "Il y a des règles (...) Notre famille s'est entendue pour choisir un calendrier", a-t-il souligné. Le premier ministre, dont le parti doit désigner son candidat le 14 janvier, a également jugé que le Parti socialiste avait commis "une erreur" en choisissant "si tôt" sa candidate pour la présidentielle de 2007, faisant référence à la désignation de Ségolène Royal jeudi.
Le chef du gouvernement a par ailleurs affirmé qu'il n'est pas dans l'"intérêt" de Nicolas Sarkozy de rester au gouvernement s'il est le candidat de l'UMP à la présidentielle. C'est déjà "arrivé", a-t-il expliqué, "mais mon sentiment est que ce n'est pas son intérêt".
Interrogé sur l'éventualité de deux candidats issus de la majorité actuelle, le premier ministre a répondu qu'il s'agissait "de politique fiction". Mais questionné pour savoir s'il pourrait soutenir un candidat de l'UMP dont les idées diffèrent beaucoup des siennes, M. de Villepin a affirmé que "l'exigence consiste à mettre toutes les forces en commun", notamment quand on réfléchit "par rapport à d'autres idées qui vous paraissent plus dangereuses".
Concernant la possibilité pour lui de se présenter, il a répété vouloir donner la "priorité à l'action gouvernementale". M. de Villepin a répété à plusieurs reprises n'avoir aucune ambition présidentielle mais jeudi, il a cultivé une certaine ambiguïté, prônant le "rassemblement" de sa famille pour 2007 tout en martelant qu'il ne fallait pas "figer les choses" autour d'un candidat. "Nous verrons comment les choses se présentent au début de l'année", a-t-il ajouté, notant aussi que le président de la République Jacques Chirac "dira alors comment il voit son propre avenir".
Le premier ministre a cependant estimé que"rien n'est joué". "Je ne crois pas que les Français soient entrés dans le choix présidentiel", a-t-il souligné. Interrogé pour savoir si les deux candidats principaux risquaient d'être Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, il a répondu : "Je ne suis sûr de rien, on les retrouvera peut-être", admettant qu'il s'agissait de "bonnes candidatures". "Si on croit les sondages, on les retrouvera, mais rien n'est écrit", a-t-il ajouté, mettant en garde contre les enquêtes d'opinion qui souvent "se trompent".
Pour M. de Villepin, le débat politique a encore le temps d'"évoluer". "Des questions nouvelles vont émerger au fil des mois" , a-t-il indiqué, estimant que la situation reste aujourd'hui "très fluide"."Les Français veulent un vrai débat", qui doit, selon lui, être "le plus libre possible" et qui promet d'être "passionnant"."