Suicide d'un sans-papiers à Marseille

Suicide d'un sans-papiers à Marseille
Une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille après le suicide, vendredi soir, dans le centre de rétention du Canet, près de Marseille, d'un immigré turc sous le coup d'un ­arrêté de reconduite à la frontière. Kazim Kastule, 22 ans, célibataire, s'est pendu dans sa chambre, ­selon la Cimade, une association d'aide aux réfugiés. Le jeune homme, qui ne parlait pas français, n'avait pas pu engager de recours ­contre son arrêté de reconduite à la frontière, applicable avant le 9 décembre.
# Posté le lundi 04 décembre 2006 03:11

Les magistrats réclament la démission du Garde des Sceaux

Les magistrats réclament la démission du Garde des Sceaux
Près d'un demi-millier de magistrats en grève se sont rassemblés hier après-midi sur les marches du Palais de justice de Paris pour protester contre le projet de réforme du garde des Sceaux et réclamer « plus de respect ». Vêtus de leur robe, les manifestants ont plusieurs fois hué le nom de Pascal Clément et réclamé sa démission. Le ministre de la Justice « ne peut plus être considéré comme un interlocuteur pour les magistrats », a lancé le président de l'Union syndicale des magistrats (USM), soutenu par FO-magistrats et le Syndicat des greffiers de France.

Soucieux de voir l'aide juridictionnelle revalorisée, de nombreux avocats s'étaient joints au mouvement. En fin de journée, la Chancellerie annonçait le déblocage de fonds pour la caisse de l'ordre des avocats de Bobigny (Seine-Saint-Denis). « Lacunes flagrantes » , notamment en moyens humains ou financiers, innovations législatives mal vécues : bien des facteurs ont progressivement alimenté la colère des magistrats, au point d'entacher sérieusement les relations entre la Chancellerie et la maison justice. Les magistrats sont prompts à énoncer leurs griefs.

Au premier rang de ceux-ci figure le manque de greffiers. Les syndicats sont unanimes : il n'y a pas assez de personnel de greffe dans les tribunaux. Chargés d'assister le juge et d'authentifier les actes, ces fonctionnaires jouent un rôle technique essentiel dans le cadre des procédures. Depuis plusieurs années, les organisations dénoncent « un manque criant » d'effectifs. « Le taux de recrutement s'élève à seulement 50 % de ce qui était initialement prévu », assure le Syndicat de la magistrature (SM, minoritaire).

La dégradation des moyens est critiquée par toute la corporation. Mécontents de leurs conditions de travail, les magistrats sont las «de devoir réclamer qui un bureau, qui un fax en état de marche ». « Les budgets annoncés ne sont jamais respectés », fait remarquer l'USM. La Chancellerie, elle, précise que la loi d'orientation et de programmation pour la justice de 2002 « a permis un effort financier sans précédent ». Mais, pour le SM, les efforts de Pascal Clément demeurent « insuffisants ». « Comment les nouvelles contraintes imposées par la réforme vont-elles être financées ? », s'interroge Côme Jacqmin, secrétaire général. L'USM, quant à elle, déplore le côté de plus en plus virtuel des jugements rendus : « faute de moyens, environ 30 % des courtes peines ne sont jamais exécutées », précise le syndicat.

L'accent mis sur la répression a, selon les syndicats, des conséquences sur la chaîne pénale.« Lorsque la justice poursuit tous azimuts, favorise les comparutions immédiates et les procédures rapides, l'effet de surchauffe est inévitable », estime Côme Jacqmin. L'entrée en vigueur de nouvelles lois a par ailleurs multiplié le nombre de procédures de garantie pour chaque dossier. Submergés, les parquets reçoivent chaque année plus de 5 millions de procédures.

Débordés, les cabinets d'instruction voient s'entasser « 130 à 150 dossiers en même temps, indique Bruno Thouzellier, président de l'USM. À Paris, certaines audiences ne s'achèvent pas avant trois heures du matin ».

Un rythme qu'encouragerait le système de primes au rendement instauré en 2003 et qui, selon certains, incite certaines juridictions à adopter « une logique de plus en plus productiviste ». « Or, souligne Bruno Thouzellier, une bonne justice ne doit pas répondre à des objectifs quantitatifs ».

Enfin, les magisstrats se décrivent «découragés» par les critiques et les accusations de laxisme. À l'USM, on dit supporter de plus en plus mal « les attaques croisées des politiques ». « Un jour on nous accuse de laxisme, le lendemain d'être trop répressif, se plaint Bruno Thouzellier. Puisque nos décisions sont sans cesse discutées, on en vient à penser que notre mission est impossible ».
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# Posté le lundi 04 décembre 2006 03:24

Lancement d'un nouveau blog de soutien à Dominique de Villepin

Elans pour la France est un blog de soutien à Dominique de Villepin, lancé le 2 décembre dernier, qui appelle à la candidature de ce dernier pour les présidentielles prochaines.

Pour ceux qui seraient intéressés : http://www.elanspourlafrance.org
# Posté le lundi 04 décembre 2006 13:08

Retour de la plus Villepiniste des Iséroises (et probablement des Françaises aussi ...)

Mais non, mes chères amies villepinistes, je ne cherche pas à remettre en doute votre engagement auprès de notre Premier Ministre, seulement à me défendre face aux attaques dont j'ai pu être victime pendant mon absence.

Certains de nos amis ont pu remettre en question mon villepinisme ... D'autres m'ont traitées d'opportuniste ... ou de gamine débile !

Je dois vous avouer qu'après avoir explosé de rire devant ces pratiques d'école maternelle du genre "si tu ne veux pas partager ton goûter avec moi, alors t'es qu'un sale gamin nul qui pue" (on peut résumer les propos qui ont été tenus à ce genre de verbiage), après avoir explosé de rire donc, cela m'a beaucoup peiné.

J'ai été plus qu'attristée de voir que des gens que je pensais être mes amis, car partageant les mêmes convictions que moi, étaient incapables de venir me demander des comptes (alors qu'ils ont mon numéro de téléphone) et qu'ils étaient capables de m'accabler sans fondements, sans connaître le fond de ma pensée, sans me connaître moi-même probablement d'ailleurs.

Je ne souhaite pas pour ma part vous jeter la pierre. Qui que vous soyez, vous avez sûrement dans un moment de doute laissé vos émotions dépasser votre raison. Même si j'en ai souffert, je vous pardonne ce moment d'égarement. Je ne veux pas croire que de vrais villepinistes puissent avoir durablement ce genre de comportements à l'égard d'une des leurs.

Je ne souhaite d'ailleurs pas dilapider mon énergie dans ce combat là mes amis. Nous aurons besoin de toutes nos énergies pour soutenir Dominique de Villepin s'il souhaite un jour se présenter. Il ne le souhaite pas actuellement et je ne le comprends que trop bien. Notre Premier Ministre souhaite aller au bout de la mission qui lui a été confiée par le Président de la République, à savoir gouverner notre France bien aimée.

Qu'il sache que les Jeunes Villepinistes le soutiendront jusqu'au bout et seront à ses côtés le jour où il décidera du sens à donner à notre engagement.

C'est la raison pour laquelle mes amis je ne souhaite pas donner suite aux propos qui ont été tenus à mon égard. Il faut savoir faire fi des différends et mettre à profit ce qui nous rassemble autour du Premier Ministre.

Ce blog n'est en outre pas le meilleur endroit pour régler nos problèmes. Il est consacré au seul Premier Ministre et doit le rester. Merci donc de bien vouloir respecter cette règle.
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# Posté le samedi 30 décembre 2006 10:41

Un point sur l'affaire Clearstream

Un point sur l'affaire Clearstream
Après les rebondissements des dernières semaines, il était temps de faire un point sur l'affaire Clearstream.

Après son audition qui aura duré 17 heures, Dominique de Villepin est ressorti du bureau des juges Huys et Pons un peu fatigué, mais heureux d'avoir pu aider la justice à avancer dans ce dossier qui n'en finit plus de trainer.

Nous attendions d'ailleurs tous l'audition de Dominique de Villepin, qui devait venir éclaircir les points sombres du dossier. A-t-il détruit une note que lui aurait transmise le général Rondot censée innocenter Nicolas Sarkozy ? Pourquoi avait-il demandé à ce dernier d'enquêter alors que cela n'entrait pas dans le domaine de compétence de son ministère ? Enfin, pourquoi n'avait-il informé aucun de ses collègues de ministre de cette enquête ?

Notre Premier Ministre a répondu à toutes les questions, sans en éluder aucune, et ce malgré la fatigue qui était la sienne. Il faudra d'ailleurs un jour se demander si cela est humain d'interroger un simple témoin pendant 17 heures ...

En ce qui concerne la première interrogation, Dominique de Villepin a clairement affirmé n'avoir détruit aucune note de ce type. Espérons désormais que les détracteurs de Dominique de Villepin cesseront de faire peser le doute sur l'honnêteté de cet homme qui a toujours été dévoué à la cause de son pays.

Par ailleurs, Clearstream n'étant qu'un épisode supplémentaire dans l'affaire des frégates de Taïwan, il était normal que le ministère des Affaires Etrangères en soit saisi. Cet argument avait en outre été invoqué par Michèle Alliot-Marie lors de son audition.

Enfin, il ne semble pas tout à fait absurde que Dominique de Villepin ait souhaité gardé cette enquête discrète, afin que l'action du gouvernement ne soit pas ébranlée sur la base de simples soupçons et de listings truqués. Il est par ailleurs compréhensible que Dominique de Villepin n'ait rien dit une fois ses collègues innocentés pour ne pas prendre le risque de fragiliser la cohésion entre membres du gouvernement.

Je souhaiterais pour ma part qu'on aille un peu plus loin dans l'analyse de cette affaire. Ne semble-t-il pas bizarre que dans une affaire qui mentionne également les noms de DSK et de Chevènement les médias se soient focalisés uniquement sur Nicolas Sarkozy et encore plus sur Dominique de Villepin ? Ne trouvez-vous pas étonnant que la principale victime de Clearstream soit notre Premier Ministre quand les parties civiles semblent n'avoir aucunement été affectée par cette affaire ? Qu'en est-il de la prétendue rencontre de Nicolas Sarkozy avec Lahoud dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, quand le président de l'UMP déclare devant les juges n'avoir jamais eu vent de cette affaire et n'avoir jamais rencontré cet homme ?

Enfin, et c'est sans doute la question la plus importante à se poser : qui a intérêt à ce que l'on oublie l'affaire des frégates de Taïwan et qui a intérêt à ce que l'on déstabilise le gouvernement, le Premier Ministre en tête, la droite et le candidat déclaré de la droite ?
# Posté le samedi 30 décembre 2006 11:02