Après les rebondissements des dernières semaines, il était temps de faire un point sur l'affaire Clearstream.
Après son audition qui aura duré 17 heures, Dominique de Villepin est ressorti du bureau des juges Huys et Pons un peu fatigué, mais heureux d'avoir pu aider la justice à avancer dans ce dossier qui n'en finit plus de trainer.
Nous attendions d'ailleurs tous l'audition de Dominique de Villepin, qui devait venir éclaircir les points sombres du dossier. A-t-il détruit une note que lui aurait transmise le général Rondot censée innocenter Nicolas Sarkozy ? Pourquoi avait-il demandé à ce dernier d'enquêter alors que cela n'entrait pas dans le domaine de compétence de son ministère ? Enfin, pourquoi n'avait-il informé aucun de ses collègues de ministre de cette enquête ?
Notre Premier Ministre a répondu à toutes les questions, sans en éluder aucune, et ce malgré la fatigue qui était la sienne. Il faudra d'ailleurs un jour se demander si cela est humain d'interroger un simple témoin pendant 17 heures ...
En ce qui concerne la première interrogation, Dominique de Villepin a clairement affirmé n'avoir détruit aucune note de ce type. Espérons désormais que les détracteurs de Dominique de Villepin cesseront de faire peser le doute sur l'honnêteté de cet homme qui a toujours été dévoué à la cause de son pays.
Par ailleurs, Clearstream n'étant qu'un épisode supplémentaire dans l'affaire des frégates de Taïwan, il était normal que le ministère des Affaires Etrangères en soit saisi. Cet argument avait en outre été invoqué par Michèle Alliot-Marie lors de son audition.
Enfin, il ne semble pas tout à fait absurde que Dominique de Villepin ait souhaité gardé cette enquête discrète, afin que l'action du gouvernement ne soit pas ébranlée sur la base de simples soupçons et de listings truqués. Il est par ailleurs compréhensible que Dominique de Villepin n'ait rien dit une fois ses collègues innocentés pour ne pas prendre le risque de fragiliser la cohésion entre membres du gouvernement.
Je souhaiterais pour ma part qu'on aille un peu plus loin dans l'analyse de cette affaire. Ne semble-t-il pas bizarre que dans une affaire qui mentionne également les noms de DSK et de Chevènement les médias se soient focalisés uniquement sur Nicolas Sarkozy et encore plus sur Dominique de Villepin ? Ne trouvez-vous pas étonnant que la principale victime de Clearstream soit notre Premier Ministre quand les parties civiles semblent n'avoir aucunement été affectée par cette affaire ? Qu'en est-il de la prétendue rencontre de Nicolas Sarkozy avec Lahoud dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, quand le président de l'UMP déclare devant les juges n'avoir jamais eu vent de cette affaire et n'avoir jamais rencontré cet homme ?
Enfin, et c'est sans doute la question la plus importante à se poser : qui a intérêt à ce que l'on oublie l'affaire des frégates de Taïwan et qui a intérêt à ce que l'on déstabilise le gouvernement, le Premier Ministre en tête, la droite et le candidat déclaré de la droite ?
Après son audition qui aura duré 17 heures, Dominique de Villepin est ressorti du bureau des juges Huys et Pons un peu fatigué, mais heureux d'avoir pu aider la justice à avancer dans ce dossier qui n'en finit plus de trainer.
Nous attendions d'ailleurs tous l'audition de Dominique de Villepin, qui devait venir éclaircir les points sombres du dossier. A-t-il détruit une note que lui aurait transmise le général Rondot censée innocenter Nicolas Sarkozy ? Pourquoi avait-il demandé à ce dernier d'enquêter alors que cela n'entrait pas dans le domaine de compétence de son ministère ? Enfin, pourquoi n'avait-il informé aucun de ses collègues de ministre de cette enquête ?
Notre Premier Ministre a répondu à toutes les questions, sans en éluder aucune, et ce malgré la fatigue qui était la sienne. Il faudra d'ailleurs un jour se demander si cela est humain d'interroger un simple témoin pendant 17 heures ...
En ce qui concerne la première interrogation, Dominique de Villepin a clairement affirmé n'avoir détruit aucune note de ce type. Espérons désormais que les détracteurs de Dominique de Villepin cesseront de faire peser le doute sur l'honnêteté de cet homme qui a toujours été dévoué à la cause de son pays.
Par ailleurs, Clearstream n'étant qu'un épisode supplémentaire dans l'affaire des frégates de Taïwan, il était normal que le ministère des Affaires Etrangères en soit saisi. Cet argument avait en outre été invoqué par Michèle Alliot-Marie lors de son audition.
Enfin, il ne semble pas tout à fait absurde que Dominique de Villepin ait souhaité gardé cette enquête discrète, afin que l'action du gouvernement ne soit pas ébranlée sur la base de simples soupçons et de listings truqués. Il est par ailleurs compréhensible que Dominique de Villepin n'ait rien dit une fois ses collègues innocentés pour ne pas prendre le risque de fragiliser la cohésion entre membres du gouvernement.
Je souhaiterais pour ma part qu'on aille un peu plus loin dans l'analyse de cette affaire. Ne semble-t-il pas bizarre que dans une affaire qui mentionne également les noms de DSK et de Chevènement les médias se soient focalisés uniquement sur Nicolas Sarkozy et encore plus sur Dominique de Villepin ? Ne trouvez-vous pas étonnant que la principale victime de Clearstream soit notre Premier Ministre quand les parties civiles semblent n'avoir aucunement été affectée par cette affaire ? Qu'en est-il de la prétendue rencontre de Nicolas Sarkozy avec Lahoud dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, quand le président de l'UMP déclare devant les juges n'avoir jamais eu vent de cette affaire et n'avoir jamais rencontré cet homme ?
Enfin, et c'est sans doute la question la plus importante à se poser : qui a intérêt à ce que l'on oublie l'affaire des frégates de Taïwan et qui a intérêt à ce que l'on déstabilise le gouvernement, le Premier Ministre en tête, la droite et le candidat déclaré de la droite ?